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Primaire de gauche : le premier débat télévisé réunit cinq candidats ce soir, la gauche reste éclatée

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Primaire de gauche : le premier débat télévisé réunit cinq candidats ce soir, la gauche reste éclatée

Le premier débat télévisé de la primaire de gauche se tient ce mercredi 23 septembre à 20h40 sur LCI. Cinq candidats — Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel — s’affrontent pour la première fois en vue de désigner, les 9-10 et 16-17 octobre, celui ou celle qui portera les couleurs de l’espace social-démocrate à l’élection présidentielle de 2027.

Cinq candidats, un format inédit

L’émission, diffusée en direct sur LCI en partenariat avec Le Parisien et présentée par David Pujadas, réunira pour la première fois l’ensemble des candidats sur le même plateau. Le format « Face aux Français » prévoit qu’une dizaine de citoyens les interpellent « sur les enjeux internationaux et les défis nationaux relatifs à la transition écologique, la dette publique ou le pouvoir d’achat », selon le communiqué du Parti socialiste cité par l’AFP.

Les cinq concurrents, validés par la commission d’organisation de la primaire, sont : Olivier Faure (58 ans, premier secrétaire du PS, député de Seine-et-Marne), Raphaël Glucksmann (46 ans, co-président de Place publique, député européen), Ségolène Royal (73 ans, ex-ministre, finaliste de la présidentielle de 2007), Jérôme Guedj (54 ans, député de l’Essonne) et Emmanuel Maurel (53 ans, animateur de la Gauche républicaine et socialiste, député du Val-d’Oise). Deux autres débats suivront, le 1er octobre sur France Télévisions et le 4 octobre sur BFMTV.

Une primaire, pas encore une candidature

Cette primaire ne désigne pas le candidat à l’Élysée : elle choisit le candidat de l’espace social-démocrate, dans une procédure interne au Parti socialiste et à Place publique. Le vainqueur devra ensuite réunir 500 parrainages d’élus validés par le Conseil constitutionnel pour figurer officiellement sur les bulletins de vote, comme le rappellent les Echos et le site du gouvernement. Le scrutin de la primaire, en deux tours, est prévu les 9-10 et 16-17 octobre.

La frontière entre candidature à la primaire et candidature à l’élection est d’autant plus nette que cette primaire ne couvre qu’une fraction du paysage. S’y déclarer ne garantit ni l’investiture définitive, ni l’accès au premier tour présidentiel, fixé aux 18 avril et 2 mai 2027.

Une gauche qui ne tient pas sur un seul plateau

Le débat de ce soir ne réunit pas toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), candidat déclaré depuis le 3 mai 2026, Fabien Roussel (Parti communiste), qui a officialisé sa candidature le 6 septembre, et Marine Tondelier (Les Écologistes) ne participent pas à cette primaire. La gauche aborde donc 2027 divisée, le vainqueur de la primaire ne pouvant prétendre représenter seul l’ensemble de son camp.

Cette fragmentation est un fait structurant de la campagne : le Rassemblement national est donné à plus de 30 % au premier tour dans l’ensemble des sondages, ce qui place l’extrême droite en position de se qualifier pour le second tour, comme le relève les Echos.

L’affaire Brun et les attaques Royal-Glucksmann

L’entrée en campagne a été marquée par des tensions. Le député socialiste Philippe Brun, qui avait obtenu ses parrainages, a été écarté de la primaire pour des accusations de violence contre une ancienne collaboratrice ; suspendu à titre conservatoire, il a déposé un référé contre le PS pour être réintégré.

Ségolène Royal a, elle, comparé Raphaël Glucksmann à un « stagiaire » à qui l’on ne saurait « confier une entreprise » : « Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux. » La commission d’organisation de la primaire, présidée par Patrick Mennucci, l’a rappelée à l’ordre pour des « moqueries inadmissibles ». « On a une chamaillerie de cour de récréation qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu », a déploré Jérôme Guedj, plaidant pour un « débat de dispute apaisée ».

À retenir

  • Le premier débat télévisé de la primaire de gauche réunit ce soir, 23 septembre à 20h40 sur LCI, les cinq candidats validés : Faure, Glucksmann, Royal, Guedj et Maurel.
  • La primaire, organisée par le PS et Place publique, se tiendra en deux tours, les 9-10 et 16-17 octobre ; deux autres débats suivront les 1er et 4 octobre.
  • Le vainqueur ne sera pas encore candidat à l’élection : il lui faudra 500 parrainages validés par le Conseil constitutionnel.
  • La gauche reste éclatée : Mélenchon, Roussel et Tondelier ne participent pas à cette primaire.

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