En bref. Le rapport IGAS-IGF publié le 20 août 2026 chiffre la fraude détectée à l’assurance maladie à 628 M€ pour 244 Md€ de dépenses du régime général en 2024, dont 70 % imputables à des professionnels de santé ou à des usurpateurs d’identité. Seule la moitié des indus est recouvrée, et les inspections recommandent de contrôler avant paiement plutôt qu’après.
Dans un rapport publié le 20 août 2026, l’IGAS, avec l’Inspection générale des finances, évalue la fraude détectée aux prescriptions et aux facturations de l’assurance maladie à 628 M€, pour des dépenses du régime général atteignant 244 Md€ en 2024. Les professionnels de santé, ou les personnes usurpant ou falsifiant leur identité, représentent 70 % de ces montants.
Le bilan est plus contrasté sur le recouvrement : seule la moitié des sommes concernées est récupérée. La généralisation du tiers payant depuis 2016 et la rapidité des remboursements fragilisent la chaîne de paiement, selon les auteurs.
Le rapport recommande une bascule de l’aval vers l’amont : intégrer des contrôles embarqués dans le système de paiement pour rejeter les indus avant paiement, et adopter une feuille de route pour déployer l’ordonnance numérique. Il propose aussi d’optimiser le ciblage par la science des données, de rééquilibrer les contrôles vers les dossiers à forts enjeux et de renforcer la coordination entre caisses primaires et parquets.



