En bref. Le 14 août 2026, l’IGF et l’Igas ont publié une revue de dépenses des politiques familiales commandée par le Premier ministre, chiffrant à 4,2 Md€ par an à dix ans les gains possibles, dont 2,5 Md€ à plus court terme. La mission cible les incohérences socio-fiscales et veut réorienter les moyens vers l’accueil des jeunes enfants.
Dans un rapport publié le 14 août 2026, l’IGAS et l’Inspection générale des finances (IGF) estiment qu’une correction des incohérences et inefficiences des instruments socio-fiscaux des politiques familiales pourrait générer un gain annuel de 4,2 Md€ à l’horizon de dix ans, dont 2,5 Md€ à plus court terme. La revue de dépenses a été commandée par le Premier ministre, précisent les deux inspections dans leur présentation.
La mission recommande de réorienter les moyens vers les dispositifs aux effets les plus positifs, notamment l’accueil des jeunes enfants, dans un contexte de dépenses élevées en comparaison internationale et de baisse de la natalité. Elle juge nécessaire de consolider ce secteur face à la diminution attendue des capacités d’accueil d’ici à 2033, et propose des mesures de redéploiement en sa faveur ainsi qu’une harmonisation des modèles de financement des établissements, en veillant à la qualité de l’accueil.
Le rapport évoque aussi des gains complémentaires possibles sur les dispositifs bénéficiant aux déciles supérieurs de niveau de vie, aux effets moins établis, et présente des orientations de long terme : hiérarchisation plus claire des objectifs et simplification de l’architecture des dispositifs.



