En bref. Le rapport de l’IGAS et de l’IGF sur le temps de travail des médecins, publié le 25 août 2026, constate un déficit de connaissance du temps médical. Entre 2021 et 2025, les jours d’exercice libéral ont diminué de 3 % à 8 % selon les spécialités. À l’hôpital public, le pilotage du temps médical reste insuffisamment structuré.
Le rapport de l’IGAS et de l’Inspection générale des finances (IGF), publié le 25 août 2026 et mis à jour le 7 septembre 2026, dresse un état des lieux du temps de travail des médecins en ville et à l’hôpital. La mission, confiée par le Premier ministre, relève d’abord « un déficit de connaissance du temps de travail des médecins » : aucune donnée ne permet de mesurer de manière consolidée le temps de travail d’un médecin en prenant en compte l’ensemble de ses activités et de ses modes d’exercice, libéral, salarié ou mixte.
L’exploitation par la mission des données de l’Assurance maladie montre qu’entre 2021 et 2025, le nombre de jours d’exercice libéral a diminué de 3 % à 8 % selon les spécialités étudiées. Cette évolution ne se traduit toutefois pas mécaniquement par une diminution équivalente de l’offre de soins, l’activité tendant parallèlement à s’intensifier et à se concentrer sur un nombre plus réduit de journées.
À l’hôpital public, le rapport constate que le pilotage du temps médical demeure insuffisamment structuré et que la réglementation n’est pas systématiquement appliquée, tandis que les établissements ont davantage recours au temps de travail additionnel et à l’intérim pour compenser les déficits de temps médical. Les propositions s’organisent autour de trois orientations : améliorer la connaissance du temps de travail grâce aux données, mieux dimensionner et piloter la ressource médicale à l’échelle des établissements et des territoires, et évaluer les organisations, coopérations professionnelles et outils numériques susceptibles d’accroître le temps médical consacré aux patients.



