En bref. Dans un rapport publié le 4 août 2026, l’IGAS constate que la mortalité infantile atteint 4 pour 1 000 en France en 2024, en hausse, et que les restructurations de maternités ne l’expliquent pas à elles seules. La mission recommande un plan national de périnatalité 2027-2030.
La mission de l’IGAS, conduite par le Dr Aquilino Morelle, Alexandre Pascal et Marie-Odile Saillard, établit que la mortalité infantile s’est élevée à 4 pour 1 000 en France pour l’année 2024. Cette hausse, principalement liée à l’augmentation de la mortalité néonatale, s’inscrit dans un phénomène multifactoriel combinant des facteurs démographiques, sociaux et économiques.
Le rapport met en évidence des inégalités territoriales de santé, notamment dans les outre-mer et en Île-de-France, ainsi qu’une mortalité infantile supérieure à celle de nombreux pays européens. Contrairement aux idées reçues, la mission constate que les restructurations de l’offre de maternités engagées depuis plusieurs décennies ne suffisent pas à expliquer cette dégradation, et qu’aucun modèle type d’organisation territoriale optimale ne peut être mis en avant de façon convaincante.
L’IGAS préconise plutôt d’agir en amont, pendant la grossesse, pour mieux prévenir et repérer les situations à risque, et en aval, pour renforcer la prise en charge des nouveau-nés les plus vulnérables. Le rapport formule plusieurs recommandations : renforcer le rôle des services de protection maternelle et infantile, consolider le système d’information en périnatalité, améliorer le parcours périnatal et mettre en œuvre un plan stratégique national de périnatalité pour 2027-2030. La mission préconise aussi un diagnostic partagé dans chaque territoire.



