En bref. Le 19 octobre 2026, l’IGAS et l’IGF ont publié un rapport sur le temps de travail des médecins, commandé par le Premier ministre. Aucune donnée ne permet aujourd’hui de mesurer consolidé le temps travaillé, alors que les jours d’exercice libéral ont reculé de 3 % à 8 % entre 2021 et 2025 selon les spécialités.
Dans un rapport publié le 19 octobre 2026, l’IGAS, avec l’Inspection générale des finances (IGF), constate qu’aucune donnée existante ne permet de mesurer de façon consolidée le temps de travail d’un médecin, en tenant compte de l’ensemble de ses activités et modes d’exercice, libéral, salarié ou mixte. La mission avait été confiée par le Premier ministre à François Auvigne, Rémy Slove, Léonore Lafargue, Olivier Pernet-Coudrier, Noémie Carlier (IGF), Thomas Le Ludec et Sophie Lebret (IGAS).
L’analyse des données de l’Assurance maladie montre que, entre 2021 et 2025, le nombre de jours d’exercice libéral a diminué de 3 % à 8 % selon les spécialités étudiées. Cette baisse ne se traduit toutefois pas mécaniquement par une réduction équivalente de l’offre de soins, la charge de travail tendant à s’intensifier et à se concentrer sur un nombre de jours plus réduit.
Dans le secteur hospitalier public, le rapport relève que la gestion du temps de travail des médecins reste insuffisamment structurée et que la réglementation n’est pas systématiquement appliquée. Les hôpitaux recourent davantage à des mesures compensant les déficits d’heures médicales, notamment les heures supplémentaires et l’intérim médical.
Les propositions du rapport s’organisent autour de trois axes : améliorer la connaissance du temps de travail des médecins par les données ; mieux planifier et gérer les ressources médicales, en particulier à l’hôpital public et au niveau régional ; évaluer et développer les organisations, les collaborations professionnelles et les outils numériques susceptibles d’accroître le temps clinique réellement consacré aux patients.



