En bref. Le 1er octobre 2026, l’IGAS et l’IGÉSR publient un rapport conjoint recommandant un deuxième Plan France Médecine Génomique pour 2027-2036. Le PFMG2025 a permis plus de 58 000 prescriptions et 44 000 comptes rendus, mais la montée en charge reste insuffisante en cancérologie. La mission écarte une dispersion dans les plans sectoriels existants.
Dans un rapport conjoint publié le 1er octobre 2026, l’IGAS, avec l’IGÉSR, évalue le Plan France Médecine Génomique 2025 et recommande le lancement d’un deuxième plan couvrant 2027-2036. Les travaux, demandés par les ministres chargés de la santé et de la recherche, s’appuient sur plus de 80 auditions.
Le bilan est contrasté. Les deux plateformes nationales de séquençage, AURAGEN et SeqOIA, couvrent l’ensemble du territoire, et plus de 58 000 prescriptions ont donné lieu à plus de 44 000 comptes rendus aux prescripteurs. Mais la montée en charge demeure insuffisante en cancérologie, et le rapport identifie plusieurs facteurs limitants : pénurie de professionnels qualifiés pour l’interprétation, retards du Collecteur Analyseur de Données (CAD), gouvernance insuffisamment structurée et absence de filière industrielle nationale en génomique et en IA appliquée à la santé.
La mission juge prématuré de disperser les actions dans les plans sectoriels existants. Elle recommande un deuxième plan articulé avec les plans cancer et maladies rares, doté d’une gouvernance renforcée et d’une évaluation indépendante à cinq ans, ainsi que la création d’un statut d’interprétateur scientifique en génomique humaine et la priorité aux services du CAD destinés aux soins.



