En bref. Dans un rapport publié le 14 octobre 2026, l’IGAS estime que les engagements volontaires des entreprises portent une réelle plus-value pour les politiques sociales, mais que les labels ne garantissent pas de résultats. Elle formule cinq orientations, dont un renforcement de la lutte contre les discriminations liées à l’origine.
Dans un rapport publié le 14 octobre 2026, l’IGAS conclut que les engagements volontaires des entreprises — inclusion, santé au travail, insertion professionnelle — « portent une réelle plus-value du point de vue des objectifs de politique publique ». La mission a associé chercheurs, administrations, organisations internationales, entreprises et acteurs de terrain dans trois départements : Loiret, Pas-de-Calais et Saône-et-Loire.
Le rapport relève que les entreprises françaises figurent, quel que soit l’indicateur, parmi les trois premiers pays classés par les organisations internationales et organismes privés. Mais il constate que « les labels ne constituent pas une garantie suffisante de résultats » : les analyses ne permettent pas d’établir de lien systématique entre appartenance à un référentiel et meilleures performances sociales ou réduction démontrée des risques professionnels.
L’IGAS pointe aussi que les discriminations liées à l’origine sont « insuffisamment prises en compte » par les politiques d’engagement volontaire, alors qu’il s’agit d’un facteur de discrimination majeur. Elle formule cinq orientations : mieux coordonner l’action publique en matière de RSE, utiliser davantage ces engagements comme levier des politiques sociales, renforcer la prévention des discriminations, développer les partenariats territoriaux et associer davantage les représentants des salariés.
Ce que ça change : les administrations disposent désormais d’un document de référence pour mobiliser explicitement les démarches volontaires en complément de la réglementation et des aides publiques, sans que l’IGAS tranche la frontière entre obligations légales et engagements.



