En bref. Le 12 octobre 2026, l’IGAS publie un rapport sur les engagements volontaires des entreprises dans le champ social et conclut que l’appartenance à un label ne garantit pas de meilleures performances sociales. La mission relève aussi que les discriminations liées à l’origine y sont insuffisamment prises en compte. Elle formule cinq orientations pour les pouvoirs publics.
Dans un rapport publié le 12 octobre 2026, l’IGAS conclut que « les labels ne constituent pas une garantie suffisante de résultats » : ses analyses ne permettent pas d’établir de lien systématique entre l’appartenance à un référentiel d’engagement et de meilleures performances sociales ou une réduction démontrée des risques professionnels. La mission, conduite par Frédéric Laloue et Marguerite Moleux, a associé chercheurs, administrations, organisations internationales, entreprises et acteurs de terrain dans trois départements (Loiret, Pas-de-Calais, Saône-et-Loire), avec des analyses statistiques inédites sur les entreprises engagées dans différents référentiels ou labels.
Le rapport relève que les entreprises françaises figurent, quel que soit l’indicateur, dans les trois premiers pays classés par les organisations internationales et organismes privés. Il pointe en revanche que les discriminations liées à l’origine sont insuffisamment prises en compte par les politiques d’engagement volontaire, alors qu’il s’agit d’un facteur de discrimination majeur.
L’IGAS estime que les politiques publiques mobilisent encore trop peu ces démarches et formule cinq orientations : mieux coordonner l’action publique en matière de RSE, utiliser davantage les engagements volontaires comme levier des politiques sociales, renforcer la prévention des discriminations, développer les partenariats territoriaux entre entreprises et pouvoirs publics, et associer davantage les représentants des salariés à ces démarches.



