En bref. Le 24 septembre 2026, l’IGAS et l’IGF ont publié une étude de chiffrage des scénarios de partage du financement des soins entre assurance maladie obligatoire et complémentaires santé. L’exercice, inédit et mené avec la Drees, mesure les effets sur les dépenses publiques, les restes à charge et les primes. Il n’émet aucune recommandation.
L’IGAS, avec l’Inspection générale des finances (IGF), a publié le 24 septembre 2026 une étude de chiffrage des scénarios d’évolution du partage des financements entre assurance maladie obligatoire (AMO) et complémentaires santé (AMC). Ces travaux s’inscrivent dans le prolongement du rapport « Refonder l’articulation entre assurance maladie obligatoire et complémentaires santé » d’Elisabeth Hubert, Nicolas Bouzou, Stéphane Junique et Franck Von Lennep, qu’ils ont alimenté.
Le rapport examine deux familles de scénarios. D’une part, le « bouclier sanitaire » : au-delà d’un certain montant de dépenses de santé, l’assurance maladie prendrait en charge 100 % des dépenses, plafonnant les restes à charge après AMO. D’autre part, le « décroisement » du panier de soins : certains postes de dépenses seraient confiés intégralement à un seul financeur, AMO ou AMC, mettant fin au mécanisme de copaiement.
La simulation, conduite conjointement par l’IGF et l’IGAS avec le concours de la Drees, mesure l’impact de chaque option sur les dépenses publiques, les restes à charge des assurés, le niveau des primes des complémentaires et les effets redistributifs. Les auteurs précisent que le rapport ne formule pas de recommandations. La synthèse (PDF, 175 Ko) et le rapport complet (PDF, 14 Mo) sont téléchargeables sur le site de l’IGAS.



