En bref. Le 16 octobre 2026, la CNIL, l’ICO britannique et la CNPD luxembourgeoise ont publié une étude conjointe sur la protection des données comme levier de création de valeur en finance. Le rapport identifie la conformité au RGPD comme un actif stratégique et fournit des bonnes pratiques sur la valorisation, la comptabilisation et les fusions-acquisitions.
La CNIL, l’Information Commissioner’s Office (ICO) britannique et la Commission nationale pour la protection des données (CNPD) du Luxembourg ont publié le 16 octobre 2026 leur étude conjointe intitulée « De la protection des données à la création de valeur en finance : évaluation des données, comptabilité, fusions-acquisitions et gouvernance ». Le document rassemble des analyses et des bonnes pratiques destinées aux entreprises et aux acteurs financiers.
L’étude identifie quatre bénéfices économiques de la protection des données : un facteur de confiance pour les clients, partenaires, investisseurs et autorités ; un avantage différenciant pour les organisations dotées d’une gouvernance robuste ; un levier de maîtrise des risques ; un facteur d’innovation responsable, notamment dans les projets fondés sur l’intelligence artificielle. Elle souligne qu’à l’inverse, la non-conformité peut constituer un handicap réputationnel, financier et opérationnel.
Le rapport examine la comptabilisation des données comme actifs incorporels dans les normes IFRS, estimant que ces standards mériteraient d’évoluer sur ce point. Il traite également de la place croissante des enjeux de protection des données dans les fusions-acquisitions, investissements et opérations de due diligence visant des entreprises dont le modèle repose sur les données ou l’IA.
Ce que ça change : les acteurs financiers disposent désormais d’un référentiel public de bonnes pratiques pour intégrer la conformité RGPD dans l’évaluation et la valorisation de leurs actifs de données.



