En bref. Dans un rapport publié le 19 octobre 2026, l’IGAS constate une hausse de la mortalité infantile en France, à 4 pour 1 000 en 2024, portée par la mortalité néonatale. L’inspection recommande un plan national de périnatalité 2027-2030 et des évaluations régionales.
Dans un rapport publié le 19 octobre 2026, l’IGAS documente une hausse de la mortalité infantile en France sur les quinze dernières années, avec un taux de 4 pour 1 000 pour l’année 2024. La mission, conduite par le Dr Aquilino Morelle, Alexandre Pascal et Marie-Odile Saillard, relie cette évolution à une augmentation de la mortalité néonatale et la qualifie de phénomène multifactoriel, mêlant facteurs démographiques, sociaux et économiques.
Le rapport souligne des inégalités régionales marquées, notamment dans les territoires d’outre-mer et en Île-de-France, et un taux de mortalité infantile supérieur à celui de nombreux pays européens. Il écarte en revanche deux explications courantes : la restructuration des maternités menée depuis plusieurs décennies n’explique pas, à elle seule, cette dégradation, et aucun modèle standard d’organisation régionale optimale ne peut être défendu de manière convaincante.
L’IGAS préconise d’agir avant et après la grossesse : mieux prévenir et repérer les situations à risque pendant la grossesse, puis renforcer la prise en charge des nouveau-nés les plus vulnérables. Ses recommandations portent sur le renforcement du rôle de la protection maternelle et infantile (PMI), la consolidation du système d’information périnatal, l’amélioration du parcours périnatal et un plan stratégique national de périnatalité pour 2027-2030.
La mission recommande enfin que chaque région conduise une évaluation conjointe afin d’adapter l’organisation de l’offre de soins périnatals aux besoins locaux, selon une approche pragmatique fondée d’abord sur les impératifs de santé publique.



