En bref. Le taux d’épargne brut des ménages de la zone euro est tombé à 14,4% au deuxième trimestre 2026, contre 14,6% au trimestre précédent, selon la BCE (2 octobre 2026). La consommation a progressé de 4,3%, plus vite que le revenu disponible (+3,2%). L’épargne des ménages se reconstitue donc moins vite qu’au printemps.
Le taux d’épargne brut des ménages de la zone euro a reculé à 14,4% au deuxième trimestre 2026, contre 14,6% au premier, indique la radar statistique de la Banque centrale européenne publiée le 2 octobre 2026. La baisse s’explique par une consommation des ménages en hausse de 4,3% en glissement annuel, après 3,5% au trimestre précédent, qui a plus que compensé la progression du revenu disponible brut (+3,2%, après 3,0%).
Le patrimoine net des ménages a en revanche progressé plus vite, à 5,3% en rythme annuel (après 4,2%), porté par la hausse des prix des actifs financiers. Le patrimoine immobilier a ralenti à 3,6% (après 4,0%). L’investissement non financier des ménages, essentiellement le logement, a accéléré à 5,9% (après 5,3%), tandis que les crédits aux ménages sont restés stables à 2,9%.
Le ratio d’endettement des ménages rapporté au revenu a reculé à 80,3%, contre 80,6% un an plus tôt. Du côté des sociétés non financières, le financement a accéléré à 1,7% (après 1,5%), tiré par les prêts (+3,1%, après 2,3%), et l’excédent brut d’exploitation a rebondi à 3,2% après -0,4%.



