En bref. L’IGAS et l’IGF ont publié le 19 octobre 2026 un rapport sur la fraude aux prescriptions et aux remboursements : 628 millions d’euros détectés en 2024, pour 244 milliards d’euros de dépenses du régime général. Seule la moitié des sommes est récupérée.
Dans un rapport publié le 19 octobre 2026, l’IGAS, avec l’Inspection générale des finances, chiffre la fraude détectée à l’assurance maladie à 628 millions d’euros en 2024, pour des dépenses du régime général qui atteignent 244 milliards d’euros. Selon les auteurs, 70 % de cette fraude est imputable à des professionnels de santé ou à des personnes usurpant une identité ou falsifiant la leur.
Le rapport situe la vulnérabilité dans la généralisation du tiers payant depuis 2016, combinée à la rapidité des remboursements, qui fragilise la chaîne de paiement. Si la détection s’est nettement améliorée ces dernières années, le tableau est plus contrasté sur la récupération : seule la moitié des sommes en jeu est recouvrée.
Les inspecteurs recommandent un déplacement du contrôle de l’aval vers l’amont du paiement, avec l’intégration de contrôles automatiques rejetant les paiements indus avant versement, et une feuille de route pour le déploiement de l’ordonnance numérique. Ils préconisent aussi un recours accru à la science des données pour cibler les schémas frauduleux émergents et recentrer les contrôles sur les enjeux financiers élevés, où la fraude des professionnels est surreprésentée, ainsi qu’un renforcement de la coordination entre caisses primaires et parquets.



